Le trompe-l'oeil

 


Lorsque l'on parle de trompe-l'oeil, on pense majoritairement trompe-l'oeil mural ou architectural.

Les décorations des églises et palais du 17e siècle et aujourd'hui les peintures murales de nos villes, s'apparentent aux décors de théâtre, leur facture est plus approximative, l'illusion provient surtout de l'éloignement du spectateur.

Le trompe l'oeil de chevalet, lui, demande une grande finesse d'exécution, destinée à maintenir le spectateur dans une impression de relief à portée de main. 

Le détail, dans le rendu des matières, des effets, des ombres, tout doit contribuer à rendre la peinture la plus réaliste possible. Tout cela ne fait pas pour autant de cette image réaliste une oeuvre hyperréaliste.

Car l'hyper-réalisme est un mouvement dans lequel l'idée est d'être le plus proche de la photographie. Dès lors, toute oeuvre peinte peut représenter un paysage (campagne ou urbain), un portrait, une nature morte etc sans pour autant respecter les dimensions et sous divers angles de vue.

Le trompe-l'oeil est une mise en condition qui amène à prendre des objets représentés pour des objets véritables. Pour cela le peintre doit se plier à certaines règles. La première concerne l'échelle de chaque objet de la composition. Les sujets doivent être de grandeur nature, donc généralement de petite taille. (pas de reproduction de locomotive dans un trompe-l'oeil).

La profondeur de champ doit naitre d'une perspective peu profonde, le relief né du contraste d'un premier plan plus clair se détachant sur un arrière-plan sombre. Le fond d'un trompe-l'oeil est consideré comme un des objets à part-entière de la composition, au même titre que les objets représentés dans l'oeuvre. Il doit posséder ses propres limites et celles-ci doivent remplir entièrement la surface peinte.

C'est l'ensemble, fond et objets qui engendre l'illusion optique. Aucun élément, ni le fond, ni les objets du premier plan ne doit être fragmenté ou coupé par les limites de la toile. Sinon l'effet trompe-l'oeil disparaît. La technique du trompe-l'oeil de chevalet consiste à peindre sans que la " touche " de l'artiste soit visible. La signature doit s'intégrer à la composition dont elle est partie prenante. Très souvent, on la retrouve gravée dans la matière du fond du tableau ou dissimulée dans une étiquette, la marque d'un appareil, un titre d'ouvrage ou encore épinglée ou collée.

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